JP Magréault

Pasteur Evangélique

Le Dieu qui pardonne.

 La désobéissance d’Adam et Êve, nous fait découvrir deux facettes du caractère de Dieu. Sa bonté sans limite et son désir de pardonner. Cela se manifeste de deux manières. Dans l’appel «où es tu ? » ou le créateur cherche l’homme et l’invite à revenir à lui. Revenir à Dieu n’est-ce-pas la définition de la conversion. Au travers de ces paroles adressées à nos premiers parents c’est toute l’humanité qui est appelée à faire ce demi tour. La deuxième manière, c’est de leur confectionner des habits de peau. Le message est clair, Dieu veut rester le Dieu des pécheurs. La démarche de Dieu illustre comment la grâce agit face au péché. Cet habit n’annule pas ce qui s’est passé mais montre que Dieu pardonne. Dieu couvre lui même de sa justice sa créature. Sa volonté, aujourd’hui comme hier, est de voir les hommes revenir à lui dans une attitude de repentance, pour recevoir le pardon de leurs péchés.

Zacharie dira de Jésus en voyant Joseph et Marie le présenter au temple, que Dieu a envoyé cet enfant « pour donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon de ses péchés, à cause de la profonde bonté de notre Dieu. » Après sa résurrection, Jésus expliquera aux disciples sur le chemin d’Emmaüs « Ainsi, il était écrit que le Messie souffrirait et qu'il ressusciterait le troisième jour,  et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom »

Le pardon que Dieu offre est rattaché au salut éternel. Pour cela Jésus paiera le prix fort sur la croix afin que nous puissions recevoir ce pardon   et être réconcilié avec notre Père. Le juste châtiment que devait subir  l’humanité est tombé sur le fils de Dieu. La souffrance que cela a entrainée est inimaginable. Rien ne peut lui être comparée. D’ailleurs comment comprendre cette parole de Paul «celui qui n’a pas connu le péché il l’a fait devenir péché pour nous » Ou ce cri de Jésus «Père pourquoi m’as tu abandonné».

 Le péché et le pardon traversent la bible depuis Adam jusqu’à l’Apocalypse. Et entre les deux, si je puis dire, nous voyons du sang. Celui des animaux dans l’A-T et celui de Jésus, l’agneau de Dieu.

Pour reconnaitre notre besoin de pardon nous devons comprendre la gravité et les conséquences du péché. D’abord c’est une offense à Dieu, à son amour, à sa sainteté, à sa justice. Ensuite c’est une dette immense dont l’homme ne peut s’acquitter et qui le sépare de son créateur et le mène à la perdition.

Bien des personnes sont conscientes de ce mal en eux, certaines ont la crainte de Dieu et pratique une religion pour essayer de se racheter. D’autres préfèrent penser qu’il n’y a rien après la mort. Mais cette attitude n’empêcher pas leur conscience de les accuser quand elles font ce qui est mal.

La solution pour rétablir la relation avec le Seigneur et trouver le repos de  notre âme n’est pas en nous, mais en Dieu seul.  C’est incroyable, c’est l’offensé qui va tout accomplir pour que les offenseurs puissent recevoir son pardon ! Quelle puissante démonstration de son amour pour nous. Le pardon coutera rien de moins que la vie du Fils de Dieu. Jésus l’envoyé de Père s’est offert librement en sacrifice comme victime expiatoire. Son sang pur coule sur une infâme croix pour que nos péchés soient effacés. L’épitre aux Hébreux nous dit que sans effusion de sang pas de pardon.

Aujourd’hui Dieu appelle tous les être humains à se repentir et à venir au trône de la grâce pour recevoir le pardon et la vie éternelle.

Encore un mot

Qu’en est-il du pardon dans nos églises ? Sommes-nous des imitateurs de Dieu ? Nos assemblées respirent-elles la grâce ? Vivons nous le pardon ? Ce n’est pas toujours facile de vivre avec ce « Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé»  Ne pas vouloir pardonner ou ne pas vouloir demander pardon, implique que nous restons lié. C’est une chaine que nous portons au quotidien, qui nous empêche d’être libre.  Pardonner veut dire relâcher l’autre pour qu’il soit libre et se rendre compte que celui qui était prisonnier c’est nous.

Le pardon est une puissance qui non seulement libère, mais participe à la construction de l’église. Celui qui refuse de pardonner s’enferme dans une tour et se prive de relations. Celui qui pardonne construit des ponts vers l’autre. La réconciliation avec un frère implique une rencontre. Difficile de rencontrer l’autre quand nous restons enfermé dans une tour même si elle est en ivoire. Rappelons nous que nous sommes appelé à être des ouvriers de paix.

    •  1-Genèse 3
    • 2-Réf à Henri Blocher « Révélation des origines » Presses Bibliques Universitaires.1988. Page 189.
    • 3-Luc 1, 77
    • 4-Luc 24, 46-47
    • 5-2 Corinthiens 5, 21
    • 6-Matthieu 27, 45
    • 7-Romains 5, 16-17
    • 8-Matthieu 13, 42
    • 9-Romains 2, 15
    • 10-Hébreux 9, 22
    • 11-Matthieu 6, 12
    •  
       

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